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Marie Desaulles – Quand joue le soleil.

C’est l’observation attentive et minutieuse des phases successives de la végétation qui permit autrefois aux Astrologues et aux Alchimistes de découvrir les Lois de la Nature.

Notre représentation du monde communément adoptée depuis le 17ème siècle repose en grande partie sur la théorie copernicienne de l’héliocentrisme. Le Soleil et non plus la terre au centre du système.

D’après des variantes plus modernes, notre soleil tourne autour du centre de notre Galaxie, la voie lactée, qui tournoie elle aussi autour d’un point relatif. Notre galaxie perdue parmi des centaines de milliards d’autres, se situe dans un Univers vide, sombre, froid et hostile qui s’étend vers l’infini (100 milliards d’années lumière de diamètre).

Toujours selon ce paradigme, notre univers a été enfanté par hasard il y a 13,7 milliards d’années à partir d’une explosion dans le néant. Même si cette théorie varie au fil du temps, ce modèle reste dans l’ensemble communément accepté pour décrire notre monde.

A partir de ces croyances je me perçois comme un petit point perdu au fin fond d’un espace infini, enfant du hasard et du néant je ne peux qu’espérer un minimum d’influence sur ma destinée.

Toujours en partant de ce modèle héliocentrique d’un Univers matériel qui a créé par hasard la Vie et la Conscience, je me perçois comme un sous produit, un épiphénomène, réagissant sans cesse à un environnement extérieur que je ressens comme hostile.

Je laisse de côté les théories scientifiques du croire sans douter et me positionne maintenant dans l’optique des anciens observants, tels Ptolémée et son système géocentrique, les phénomènes selon leur aspect apparent.

Je m’imagine en pleine nature, au milieu d’une plaine immense et je tente de m’orienter: je me vois au centre d’une surface plane. Au dessus de ma tête s’étend une demi-sphère céleste. Sous mes pieds se trouve aussi une demi-sphère mais celle-ci est invisible à mes yeux. Il m’apparaît alors très vite que je suis condamné à rester au centre de ce système: de quelque côté que je dirige mes pas, le ciel semble m’accompagner et jamais je ne peux atteindre un point à l’horizon. Tel est l’aspect apparent du monde où je suis enfermé malgré la liberté que j’ai d’aller et venir à mon gré sur la terre.

Je demeure maintenant sur place et j’observe le mouvement des astres, du soleil en particulier: je le vois se déplacer lentement d’est en ouest comme si le ciel tout entier tournait autour de moi en une révolution de 24 heures.

La première impression, celle qui est valable est donc celle-ci: je suis au centre d’une terre plane et le ciel tourne lentement autour de moi. c’est sur ces généralités que se fonde l’Astrologie qui ne tient compte que des positions et des mouvements apparents des astres, c’est-à-dire rapportés à ce système géocentrique.

Je peux aussi porter maintenant mon attention, non plus sur le cycle diurne de la nature, mais sur le cycle annuel. C’est ainsi que chaque année, à des époques déterminées, je peux voir la nature renaître, éclore, s’épanouir avec la poussée des feuilles et l’apparition des fleurs. Bientôt les fleurs seront remplacées par les fruits porteur de graines. L’été verra la nature arriver à maturité et ce sera l’époque de la récolte. Puis, à l’approche de <la mauvaise> saison, je vois la végétation disparaître peu à peu pour s’endormir enfin complètement pendant l’hiver.

C’est l’observation attentive et minutieuse des phases successives de la végétation qui permit autrefois aux Astrologues et aux Alchimistes de découvrir les Lois de la Nature. Ils élaborèrent ainsi une science dont le profond intérêt est méconnu de nos jours.

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