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Marie Desaulles- qui est tu.

Notes de descente en rappel en mes profondeurs.

Huit-cent-cinquante-et-unième matin.

La personne, le personnage, la personnalité, mon identité en ce monde matériel. Ma date de naissance comme un point dans le temps, mon lieu de naissance comme un point dans l’espace, mon nom et prénom comme des points de contours dans la forme. Un ensemble de points qui se relient dans l’espace et le temps pour former les contours de mon identité.  Et c’est à partir de ces contours que je me suis définis. Pourtant à ma naissance j’existais sans me définir par ses contours, je ne m’étais pas encore identifié à mon mental mais j’étais conscient, je n’avais pas encore appris le langage mais je communiquais déjà. Seul l’instant présent existait, j’étais unifié à mon environnement, il n’y avait aucune différence dans la forme, il n’y avait aucune séparation, parce qu’il n’y avait pas de mots pour définir des images, des objets qui puissent êtres séparés de ma conscience. L’Unité de la Conscience, de la Vie et de la matière est un état naturel, la séparation, la dualité esprit-matière est un rajout, un apprentissage dans le temps, le formatage de mon mental. Ma Conscience naturelle, unifié et libre c’est peu à peu recouverte, obscurcie par le voile de la séparation.

La Conscience se situe au niveau du champ quantique du vide, c’est cette Conscience qui donne naissance à la Vie. C’est ici que mon personnage perd pied, que mon mental atteint ses limites. Je me suis longtemps identifié à mes pensées, ma vie, ma conscience, comme faisant partie du personnage, individuel et séparé du reste du monde. Mais trouver la Lumière, l’Essence commune en toutes choses, à partir d’un point séparé ne mène qu’à des illusions dans la forme. Chercher à Être, c’est chercher… Le mental cherche à savoir, à comprendre, mais il ne peut comprendre se qui se situe en amont de lui. La Conscience et la Vie préexiste avant le mental, avant la pensée. La conscience n’est pas un épiphénomène du cerveau, le cerveau est un épiphénomène de la Conscience. Sans pensées je reste conscient, il y a aussi le flux de la Vie en moi qui fait battre mon cœur, pousser mes cheveux, maintient ma température sans que j’y pense…Je ne sais pas digérer, je ne sais pas assembler des cellules pour former un foie, je ne sais pas Voir, Je ne sais pas Entendre. Je suis en constante communication avec  une intelligence qui informe à chaque instant   mon corps sans que j’y pense, sans que j’intervienne, sans aucun contrôle de ma part.

Ma vie ne m’appartient pas.

 

 

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