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Marie Desaulles – Au-delà des apparences.

Notes de descente en rappel en mes profondeurs.

Huit-cent-soixante-douzième matin.

 

Je ferme les yeux, je tourne mes sens vers l’intérieur, je me pose dans l’espace vierge de la Conscience, j’ouvre les yeux.

Au présent je regarde mon environnement à l’Infinitif:

                      Voir, Entendre, Sentir, Toucher, Goûter.

Sans savoir recours à la définition des objets que je regarde, sans avoir recours au mots, aux lettres qui forment le mot.

J’observe mon environnement sans faire de différence entre les objets, sans y rajouter une histoire, sans les définitions je rentre dans une sorte d’osmose, d’unité consciente avec le lieu, l’Unité n’est pas mentale. Mon mental fractionne, sépare, rajoute des histoires, des définitions, un savoir sur l’expérience, mon mental analyse, mon mental comprend son environnement, il pense tout savoir, mais savoir c’est <voir-ça> et rien d’autre…

Et je me suis identifier à cette compréhension de l’environnement, je ramène toute ma compréhension à la pensée, j’existe à partir de ce rajout mental, je me suis créé un personnage, une personnalité à partir de toutes ces histoires rajoutées sur les objets, les lieux, les circonstances, les événements. Je me suis défini par mes pensées, je me suis identifier à mes pensées. Mon mental est un filtre apposé sur la Conscience, et c’est à partir de ce filtre que je crois exister. J’existe à partir de mon mental, voici la seule croyance à remettre en doute, les autres perdront leurs substances par elles-mêmes, c’est en modifiant la cause que l’on modifie les effets.

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